Le télétravail : pour une meilleure mobilité et sécurité routière

Publié dans: Véhicule

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Comment le gouvernement compte-t-il encourager le télétravail ?

Vous faites peut-être partie des 17% de Belges qui font du télétravail. Ou vous avez, comme un travailleur sur trois dans notre pays, un job qui vous permettrait d’en faire, mais votre chef l’interdit. En réduisant le nombre de déplacements domicile-lieu de travail, on réduit également le nombre d’embouteillages et d’accidents routiers. Dès lors, sensibiliser les entreprises et les employeurs au télétravail pourrait bien s’avérer plus efficace qu’investir encore dans l’infrastructure. Le gouvernement propose 10 pistes pour initier un changement de mentalité auprès des employeurs. Découvrez comment dans cet article.

Le télétravail n’est pas ouvert à tous les travailleurs

Une enquête menée par le Service Public Fédéral Mobilité auprès de 2 000 Belges actifs révèle qu’un tiers des travailleurs qui peut et veut faire du télétravail sont confrontés au véto de leur employeur. Une opportunité gâchée : si rien ne change, parcourir 50 kilomètres en voiture prendra, en moyenne, 25 minutes de plus en 2030 en période de pointe. En d’ici 2030, notre vitesse aux heures de pointe risque de baisser de 25%. Il est donc grand temps d’exploiter le potentiel du télétravail.

De 8% à 17% de télétravailleurs

Il y dix ans, environ 8% des travailleurs belges faisaient du télétravail. Aujourd’hui, nous atteignons  déjà 17%, grâce à la digitalisation. Si demain, moyennant quelques adaptations techniques et un changement de mentalité des employeurs, 40% des travailleurs pouvaient faire du télétravail deux jours par semaine, on enregistrerait chaque année 220 accidents corporels et 25 tués et blessés graves en moins. On réduirait aussi de 20% le nombre de déplacements domicile-lieu de travail. Cependant, beaucoup de travailleurs ne sont pas prêts à changer leurs habitudes.

Le syndrome pigeonnier

Malgré l’impact positif prouvé sur notre mobilité et notre sécurité routière, beaucoup de travailleurs ne se montrent pas enthousiastes face au télétravail. Un des obstacles souvent cités est le risque du « syndrome pigeonnier ». Un va-et-vient constant de collègues a un impact négatif sur la cohésion de l'équipe et sur le travail en équipe. Il n’est plus possible de faire un saut jusqu’au bureau d’un collègue et des réunions par téléphone, par exemple dans un processus créatif, seront rarement efficaces.

Des frais et des procédures supplémentaires

Outre l’esprit d’équipe moins soudé, les frais et procédures supplémentaires relatifs au télétravail posent problème pour nos employeurs. Beaucoup d’entreprises refusent d’appliquer deux poids deux mesures : si certains collaborateurs entrent en ligne de compte pour faire du télétravail sur la base de leur fonction, d’autres n’ont pas cette option.

Objections culturelles

Certaines entreprises ont des objections culturelles à l’égard du télétravail. Leurs managers sont gênés par le fait qu’ils ne peuvent plus contrôler leurs collaborateurs. Et inversement, certains travailleurs ne fonctionnent pas bien en l’absence de contrôle. Des réserves parfaitement compréhensibles qui peuvent être levées moyennant une sensibilisation adéquate.

Dix pistes pour encourager les employeurs

Le télétravail est un levier qui permet de réduire le besoin de déplacements domicile-lieu de travail et donc d’améliorer notre mobilité et sécurité routière. Le gouvernement veut donc sensibiliser nos employeurs via 10 pistes :

  1. Encourager et accompagner les entreprises dans leur politique de télétravail, par exemple en centralisant les informations pratiques selon les secteurs et la taille des entreprises ou en créant une cellule de conseils.
  2. Accompagner en priorité les petites structures car elles ne comptent que 4% de télétravailleurs. Or, elles représentent 95% des entreprises et 42% de l’emploi en Belgique.
  3. Augmenter la popularité et la visibilité du télétravail pour qu’il devienne un mode de travail à part entière. Et pourquoi ne pas créer une journée nationale du télétravail ?
  4. Créer un site Internet dédié au télétravail. Pour l’instant, on peut trouver nombre d'informations sur Internet, mais celles-ci sont dispersées.
  5. Mieux mesurer pour mieux accompagner. Aujourd’hui, il est difficile de connaître avec exactitude le nombre de télétravailleurs, le nombre d’entreprises proposant effectivement du télétravail, etc.
  6. Décentraliser le travail. Il est alors important de promouvoir en parallèle l’utilisation d’un mode de transport responsable pour s’y rendre.
  7. Encourager un départ décalé pour éviter un déplacement aux heures de pointe.
  8. Créer une offre de mobilité qui s’accorde avec les nouvelles formes flexibles de travail, par exemple un abonnement de train qui ne soit pas nécessairement lié à un lieu de travail et un domicile.
  9. Soutenir les innovations et les développements technologiques qui permettent d’éviter, de réduire et d’optimiser les trajets domicile-lieu de travail.
  10. Adapter le cadre fiscal et légal à la réalité économique et aux besoins des entreprises, avec une attention particulière pour les assurances et le cadre fiscal général en matière de déplacements professionnels.

Etes-vous assuré lorsque vous faites du télétravail ?

Pour les accidents au travail ou lors de vos déplacements domicile-lieu de travail, vous êtes couvert par l’assurance accidents du travail de votre employeur. Les accidents survenus dans un lieu et à un moment prévus dans votre contrat de travail de télétravailleur sont également considérés comme des accidents du travail par le législateur.

Pour les accidents dans le cadre de votre vie privée, P&V offre également des solutions d’assurance intéressantes et avantageuses. Votre agent P&V se fera un plaisir de vous fournir de plus amples informations.

source : Vias et De Standaard


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